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Nos enjeux

Impacts du virage numérique et de l’IA

NB. Les données présentées ci-dessous seront mises à jour et complétées à la suite du « portrait » que le Comité consultatif Personnes handicapées (CCPH) a entrepris de réaliser entre 2018 et 2020 (sur deux ans).

En prenant le virage numérique, la société québécoise dans son ensemble vit une quatrième révolution industrielle d’importance après la mécanisation, l’électrification et l’automatisation car celui-ci transforme notamment nos façons d’apprendre et de travailler.

Pour accompagner ce virage, le gouvernement du Québec s’est doté ces dernières années, entre autres, d’une Stratégie numérique[1] (décembre 2017) puis d’un Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur[2] (mai 2018). De plus en plus d’acteurs se mobilisent également autour de l’intelligence artificielle (IA) et il faut noter à ce propos la création très récente (décembre 2018) à Québec d’un Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OIISIAN)[3]. L’ « Éducation » comme l’ « Industrie 4.0, travail et emploi » font partie des thèmes priorisés par cet observatoire.

Comme l’Observatoire va le faire, le CCPH s’interroge sur les effets potentiellement incluants mais également excluants du virage numérique sur les personnes handicapées en matière d’emploi.

Va-t-on assister à une révolution numérique pour toutes et tous où les nouvelles technologies vont constituer un facilitateur important permettant aux personnes handicapées d’étudier, de participer activement au milieu du travail et de communiquer? Ou cette révolution numérique va-t-elle être source de nouveaux obstacles en matière d’intégration, de réintégration et de maintien en emploi des personnes handicapées?

De nombreuses questions méritent d’être posées dans ce domaine, parmi lesquelles :

  • quelles conséquences le virage numérique (au niveau de l’administration publique) va-t-il avoir sur l’accès aux services publics d’emploi pour les personnes handicapées? Des commentateurs évoquent déjà depuis un certain temps l’apparition de nouveaux obstacles pour d’autres populations dites vulnérables[4].
  • alors que les personnes avec incapacité sont globalement moins scolarisées que celles avec capacité[5], vont-elles être prêtes à répondre aux exigences des emplois numériques d’aujourd’hui et de demain?
  • pour les personnes handicapées qui travaillent déjà dans des emplois qui vont disparaître suite à la numérisation ou dans des emplois ou des catégories professionnelles qui vont se numériser, que va-t-il en être de leur maintien en emploi? Vont-elles avoir accès de façon adéquate à de la formation continue?

Le CCPH devra veiller à ce que cette tendance lourde qui va transformer en profondeur le marché du travail ainsi que les interventions des services publics d’emploi soit bénéfique pour l’emploi des personnes handicapées.

 

[1] https://www.economie.gouv.qc.ca/fileadmin/contenu/documents_soutien/strategies/economie_numerique/sommaire-dynamique/

[2] http://www.education.gouv.qc.ca/dossiers-thematiques/plan-daction-numerique/

[3] Pour plus de détails sur l’OIISIAN : http://www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/wp-content/uploads/Pre%CC%81sentation-OIISIAN-au-FRQVF.pdf

[4] https://www.ledevoir.com/societe/education/330586/le-virage-numerique-qu-est-ce-que-ca-veut-dire

[5] Voir note 14