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Nos enjeux

Programmes et mesures destinés aux PH

NB. Les données présentées ci-dessous sont sommaires et partielles. Elles seront mises à jour et complétées à la suite du « portrait » que le Comité consultatif Personnes handicapées (CCPH) a entrepris de réaliser entre 2018 et 2020 (sur deux ans).

Les personnes handicapées qui bénéficient des services publics d’emploi représentent une portion négligeable, soit près de 3 % du bassin de personnes ayant une incapacité au Québec, évalué à 361 000 personnes. Pour augmenter le bassin des personnes handicapées actives sur le marché du travail, des solutions doivent être examinées afin qu’elles soient plus nombreuses à participer aux mesures d’Emploi-Québec.

Quelques programmes existent actuellement au Québec pour favoriser l’intégration et le maintien en emploi des personnes handicapées. On pense principalement au Contrat d’intégration au travail (CIT) et au Programme de subvention aux entreprises adaptées (PSEA). Il serait vraiment important de mieux connaître et comprendre les impacts et retombées économiques et sociales de ces programmes. De plus, il serait souhaitable de revoir les modalités de ces mesures pour les adapter aux nouvelles réalités.

Certaines personnes handicapées ont des incapacités qui rendent très difficile, voire impossible, leur intégration en entreprise régulière. Dans de telles circonstances, des emplois adaptés à leur capacité permettront de diminuer leur isolement et leur dépendance financière, mais aussi de favoriser leur intégration sociale, leur valorisation et leur participation active au développement de leur collectivité. Par ailleurs, les personnes très éloignées du marché de l’emploi, même en entreprises adaptées, doivent bénéficier de programmes leur permettant de contribuer socialement en exerçant des activités socioprofessionnelles et communautaires.

De plus, les données d’Emploi-Québec d’octobre 2016, nous démontrent qu’il y a 133 900 personnes ayant des contraintes sévères à l’emploi qui bénéficient de prestations d’aide sociale. Il serait pertinent de repérer parmi ces personnes, celles qui présentent un réel potentiel d’intégration en emploi, même si leurs capacités sont réduites, et les accompagner dans un processus pour les intégrer en emploi dans des postes adaptés à leurs capacités.

Il serait ainsi essentiel de trouver de nouveaux moyens innovants pour favoriser l’accès au marché du travail d’un plus grand nombre de personnes handicapées. Par exemple, le travail à temps partiel représente une avenue à évaluer pour plusieurs personnes handicapées.

Les personnes handicapées ne sont pas suffisamment informées des emplois qui leur sont accessibles et des programmes pouvant leur permettre d’accéder au marché du travail. Il serait pertinent de publiciser davantage ces emplois et programmes auprès des personnes handicapées.

Enfin, certaines mesures au plan systémique devraient être évaluées et mises en oeuvre pour assurer une plus grande présence des personnes handicapées sur le marché du travail : clause d’insertion, obligations contractuelles, subventions ou mesures fiscales pour rendre les lieux et les postes de travail accessibles, une plus grande vigilance quant à l’application des programmes d’accès à l’égalité en emploi, etc.